FRANçOIS BONURA

Je me souviens de la première fois où François Bonura est venu dans les locaux de Radikal. c’était au début de l’année 2003, il est rentré dans mon bureau avec un air déterminé et a étalé sur ma table une série de photos. François était alors new-yorkais, et ses photos d’artistes hip-hop témoignaient de sa proximité avec eux.

On était loin des portraits en studio ou des clichés volés lors de séances promo acceptées à contrecoeur par des artistes souvent blasés. Avec François, on soulevait le tapis du hip-hop pour découvrir la face cachée du rap US. Seul problème : ces photos ne me servaient à rien dans le cadre du magazine si elles n’étaient pas accompagnées d’un reportage écrit.

Et c’est ainsi que François Bonura, le photographe, est devenu François Bonura, le reporter, écrivant ses rencontres avec les stars et les légendes undergroud New Yorkaises. Parmi ses plus belles réalisations : la couverture Rakim, avec une superbe photo en noir et blanc, accompagnée d’une interview impeccable de François, mais aussi la couv’, de Guru et DJ Premier, le duo Gang Starr. Mais aussi des dizaines de reportages, enquêtes et gros plan sur ces rappeurs qui tous kiffaient «Franswizzle», comme certains l’avaient surnommé, de M.O.P. à Bag’em Smurf.

Aujourd’hui la presse rap est morte, enterrée par le web qui a vampirisé le papier au profit des écrans. Tant pis ou tant mieux, selon l’âge et l’histoire du public concerné, mais François n’a pas lâché son appareil photo pour autant. Photos sexy souvent, alimentaires parfois, mais hip-hop forever. François Bonura, l’homme caméra, a des images en stock.

Olivier Cachin, rédacteur en chef de Radikal

CARRICONDO

Lié à un processus créatif qu’il cherche libre et spontané, le travail de Stéphane Carricondo fait écho aux formes puissantes des arts premiers dans sa définition la plus large. S’attachant aux énergies qui bâtissent nos rapports au Monde et à l’Autre, sa spiritualité, lisible sous ses lignes, évoque sans nul doute son besoin primordial de traiter des lois universelles : nous sommes tous des êtres d’énergie vibratoire, où l’information est l’énergie qui vibre et se déplace librement. L’art de Carricondo est l’œuvre d’un ressenti introspectif qu’il considère comme nécessaire. Observateur d’une société de plus en plus détachée des valeurs de partage, d’union et d’échange, sa vocation plastique est de l’ordre d’une pratique indispensable à l’équilibre mental de nos cerveaux distraits et pollués.

Cette démarche se retrouve dans d’autres aspects de sa vie puisque Carricondo est membre fondateur d’un collectif d’artistes, le 9eme Concept, évoluant depuis les années 90 pour et par les autres. L’amitié étant essentielle à son mode de vie, c’est avec ses deux amis et artistes de toujours, Ned et Jerk 45, qu’ils ont accompli l’exploit d’évoluer ensemble et de faire vivre depuis plus de 30 ans un groupe fait d’individualités diverses au service de l’art et des publics. Cherchant à diffuser toujours plus son insatiable volonté de réunir et de partager, Carricondo s’est engagé depuis 2018 auprès de la Fondation Desperados pour l’Art Urbain en tant qu’expert du milieu et directeur artistique.

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DILK

Steven Dilks (alias DILK), artiste graffiti de renommée internationale, est né à Nottingham en 1974 et vit actuellement à Rotterdam. Il peint depuis 1986, voyageant dans le monde entier, notamment au Japon, en Chine, en Europe et aux États-Unis, pour peindre, promouvoir et faire avancer le graffiti. En 2002, il a ouvert Coverage à Nottingham, l’un des premiers magasins d’art graffiti en Angleterre, et a commencé à travailler avec des écoles, des organisations et des entreprises. En novembre 2008, Dilk a ouvert le premier (et le seul) magasin Montana Colors du Royaume-Uni à Hockley. En 2018, le magasin Montana Shop Nottingham s’est installé à Sneinton Market, dans un nouveau quartier créatif.

Considéré comme un pionnier et largement respecté dans son domaine, Dilk est même apparu dans l’émission Blue Peter de CBBC, présentant les avancées numériques dans les techniques de peinture à la bombe virtuelle, il a également travaillé avec le chef étoilé, Sat Bains, à Paris (PARIS DES CHEFS). Dilk continue à montrer le graffiti sous un jour positif par le biais d’événements, d’expositions et d’apparitions à la télévision. Depuis peu, Dilk travaille sur des toiles et des peintures abstraites dans des galeries et des musées, et complète sa peinture quotidienne par des graffitis.

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KAISE

KAIZE est un graffeur toulousain né en en 1980. Il débute par le tag en 1994 et impose son style lors de son arrivée à Colomiers. Dès 1995, il fonde le crew LEC et colore la ville de son style old school.

Entre personnages B-boy et réalistes, dessins thématiques et lettres complexes, son travail reste dans la continuité du style New Yorkais des 90’s. En recherche permanente de nouvelles inspirations, sa peinture s’oriente également vers de nombreux supports tels que les vêtements et les toiles.

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SAÏD KINOS

Said Kinos est né en 1988, il vit et travaille à Rotterdam, aux Pays-Bas. Son travail exprime une fascination pour la façon dont les gens communiquent entre eux. La communication par le langage, les symboles et les médias (sociaux) est l’une des principales sources d’inspiration de son travail.

Grâce à une expérience dans le domaine du graffiti et à une licence en design graphique, Kinos a développé une forte passion pour la typographie et les autres formes visuelles de communication. Son travail est reconnaissable à son contraste élevé, à ses combinaisons de couleurs vives et à l’utilisation d’une typographie déformée. De ce fait, le spectateur est confronté à un certain niveau de surenchère visuelle. C’est dans cette surenchère que Kinos trouve une métaphore de la quantité d’informations que nous devons traiter au quotidien.

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MAXIME DROUET

Enfant sauvage du graffiti sur train, Maxime Drouet est arrêté en plein envol en 2011. C’est son avocat qui le met sur d’autres rails, ceux menant aux lieux d’exposition et au marché de l’art. Graffeur, photographe, archiviste, Maxime Drouet a une personnalité tenace et une vraie vision artistique, raison pour laquelle Martha Cooper admire et soutient son travail depuis ses débuts.

Quand il réalise un whole car et en extrait une vitre de voiture, il morcèle son œuvre peinte, l’abstraction devenant ici le reflet fantôme d’une action passée, trace d’une œuvre entière, et génératrice d’une seconde œuvre à la puissance évocatrice. De même, quand il prend une photographie depuis un wagon, son graff n’est plus ni visible ni lisible, et l’œuvre qui en ressort est d’une composition aléatoire. Avec cette mise hors contexte, l’artiste met à mal le langage très codé du graffiti. La lettre est déconstruite, le graffiti est mis à mort. L’instant effacé est celui qui met ainsi l’accent sur ce moment de grâce où la peinture est réalisée, ce moment d’avant, celui qui n’existe plus en dehors de la photo.

Tout ceci véhicule une dualité permanente : entre intérieur et extérieur, ombre et lumière, jour et nuit, illégalité et légalité, anonymat et célébrité. Plongé dans la pénombre ces oeuvres proposent au spectateur une immersion unique au milieu de peintures sur vitres, de photographies et d’une installation vidéo. 

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MAYE

Victorien Liria, alias Maye, est né à Sète en 1990. Passionné par le dessin, il s’exprime d’abord dans les rues de Montpellier avec le graffiti grâce auquel il développe une recherche autour du lettrage depuis 2004. Influencé par la scène locale, il profite de chaque rencontre pour poursuivre son apprentissage et réussit à se faire une place parmi ses pairs. Sa détermination et son talent lui permettent de rapidement s’améliorer sur les murs.

Autodidacte en peinture, Maye passe du mur à la toile en 2013. Il travaille sur ces deux pratiques de manière complémentaire. La peinture sur toile lui permet d’utiliser les expérimentations qu’il a développées sur des supports éphémères et de commencer à construire son oeuvre de manière pérenne. Contrairement au mur, la toile étant faite pour durer, il en profite pour y déployer son goût du détail et de la narration.

Son travail sur toile nous fait voyager à travers des scènes allégoriques, inspirées de ses expériences personnelles, de ses souvenirs et nourries par son imagination. Perfectionniste, Maye aime jouer avec la profondeur de l’image, les effets de lumière et les matières pour créer ses paysages où la nature vient recouvrir les ruines d’un monde futuriste. La confrontation entre la technologie et une végétation luxuriante nous rappelle la fragilité de la relation entre l’Homme et la nature.

Ses décors sont habités par des personnages longilignes, souples et courbés. Leurs vêtements très détaillés laissent apparaître en partie leur corps à demi mécanique. A l’image de leur environnement, ces femmes et ces hommes sont composés d’éléments naturels et artificiels. L’interaction épanouie entre ces figures humaines et les animaux qui les entourent contraste avec le chaos ambiant et apporte une touche d’espoir. On retrouve cet optimisme aussi dans son utilisation de couleurs pastel, dont la chaleur et la lumière jaillissent par endroit.

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MINA

Mina Mania est une artiste interdisciplinaire dotée d’un grand sens du goût et du style. Elle vit et travaille à Berlin, tout en voyageant beaucoup pour ses projets internationaux. Le graffiti a croisé son chemin en l’an 2000. Depuis, elle a laissé sa marque partout où c’était possible. En 2018, elle a conçu sa propre bombe aérosol en tant qu’édition limitée d’artiste pour MONTANA CANS.

Mina aime satisfaire son cœur d’artiste en dessinant, peignant et sculptant. Elle crée également de la fashion pour ses performances vidéo. Laissant une trace d’œuvres d’art esthétiques, son style unique est mondialement reconnu. L’imagination pétillante combinée aux compétences techniques et à la passion du particulier rendent son travail exceptionnel. Les œuvres à grande échelle de Mina, pleines de joie de vivre et d’énergie, donnent toujours une expression puissante qui fait entrer le spectateur dans son univers artistique.

Sa création Nana, figure féminine aux avantages super féminins, se présente comme agréable, pleine d’humour et d’ouverture.

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MOINS 12 PROD

Photographe et plasticien autodidacte, Bertrand Déhache, alias Moins12Prod est né en 1987 en banlieue parisienne où la culture graffiti le marquera au point d’en devenir son école artistique, et aujourd’hui le coeur de sa pratique de la photographie.

Ses photos témoignent de pages de vie en milieu urbain, de l’exploration de la ville et des réseaux de transports ferrés à l’univers du graffiti. Guidé par un devoir de documenter ces lieux et cette culture, marqueurs de notre époque, Moins 12 Prod nous livre des clichés singuliers entre la photographie d’art et documentaire. Les prises de vue sont faites à la volée comme préalable indispensable à la retransmission de la spontanéité du «writing».

Né sur les métros New Yorkais dans les années 70, le graffiti est rapidement diffusé par l’intermédiaire de différents médias notamment grâce aux photographes le plus souvent acteurs eux-mêmes du mouvement. Cela donne lieu à des situations, des actions, des ambiances des plus saisissantes et parfois saisissables pour un photographe.

Les oeuvres des graffeurs, ici photographiés, sont à peine évoquées pour présenter uniquement l’envers du décor, les codes et le coeur de la pratique de ce mouvement underground. A travers tout une série de clichés associés à du dessin technique, il dresse un état des lieux de l’impact de l’homme sur son environnement. Cette approche de la nature à travers le spectre du milieu férroviaire et du graffiti est une invitation à se rapprocher des détails du quotidien.

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MOMIES

Momies arrive sur la scène du Graffiti montpelliérain en 1993. Son travail sur murs est alors très inspiré du Graffiti classique New Yorkais. De nombreux voyages interails vers l’Europe de l’Est et les Etats Unis vont alors multiplier ses influences. De ces voyages, il reviendra en affirmant son style notamment dans les « Modules », travail très personnel de tracés industriels tout en rondeurs et couleurs, aussi très adapté aux contraintes de rapidité des actions interails. Il investit alors des zones industrielles désaffectées, leur insufflant une seconde vie en les habillant de ses fameux « Modules » dynamiques et colorés.

De nouveaux voyages, vers les Iles et notamment la Nouvelle Calédonie vont encore enrichir son travail. En atelier, sur toile, Momies propose un travail de la lettre, unique et immédiatement identifiable. Les couleurs, dynamiques et éclatantes, dégoulinent avec force et sont néanmoins emplies de minutieux détails. Ses Modules, quant à eux, se présentent élégamment, éclatent, explosent et s’entremêlent dans un fascinant mélange de couleurs et de textures. Toutes ces formes typographiques que Momies imagine et malaxe avec vigueur donne à son travail ce style fluide et dynamique qui nous séduit.

Le lettrage, première inspiration de Momies, revient totalement revisité, inspiré par sa découverte de la Bande Dessinée des Années 60, qui le touche et l’interpelle. On peut ainsi découvrir que Momies intègre à ses toiles sa

« calligraphie humoristique », se positionnant ainsi dans un recul amusé par rapport à la soit disant vérité de notre temps. Sur ses toiles, les matières se chevauchent ; on retrouve tour à tour le tracé de la bombe et le tracé du pinceau. Son travail extérieur est venu se mêler à son travail d’atelier. Les matières et les lignes s’entremêlent, se confrontent et se superposent pour donner ce rendu dynamique. Les lignes courent sur la toile, se diffusent et semblent vouloir s’étirer à l’infini.

Aujourd’hui Momies est revenu sur ses inspirations premières, un tracé tout en rondeur qui a forgé son style unique. Le « module » caractéristique de son univers abstrait y est prépondérant. Le noir et blanc occupe une place importante faisant ainsi ressortir son travail sur la matière alors que les couleurs s’invitent aussi dans ses tracés. Ses modules, en partant uniquement des trois couleurs primaires vont se mélanger et créer ainsi une palette de couleurs vives et variées.

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MONDE

Mondé est issu de la culture graffiti qu’il pratique depuis plus de 20 ans dans les rues Toulousaines. Il s’approprie l’espace public afin de mettre en lumière son nom aux yeux du plus grand nombre, et ainsi créer une rencontre avec les spectateurs. Ses peintures illégales sont la base de son travail, lui permettant de voyager, afin de peindre dans de nombreuses villes autour du globe dans la plus pure tradition du graffiti.

Le travail sur toile est pour lui une suite logique de son art et l’occasion d’organiser une recherche graphique plus poussée. Sa principale priorité est de créer un équilibre entre formes et fonds, mais aussi entre les différentes associations de couleurs présentes dans ses toiles. Son travail artistique se décrit  comme un mélange entre la calligraphie, le graffiti et l’abstraction, jouant entre les pleins et les vides pour créer une composition visuellement équilibrée.

La composition a un côté freestyle : elle n’est jamais pensée en amont : ni maquette, ni dessin préliminaire, Mondé laisse libre court à son imagination en privilégiant l’énergie du trait. En constante recherche, il concentre son inspiration dans la matière la plus dense possible : le bois, le métal, le béton. Là, ses calligraphies prennent chair et entrent en résonnance avec la lumière et l’ombre, les reliefs. Il travaille le bois (châtaignier et pin), y découpe les signes calligraphiques, ou le brûle, jouant avec les brun-noirs mats ou brillants. Ainsi les ombres restituent de la lumière à l’œuvre, et le noir et l’épaisseur n’enlèvent rien à sa grâce.

Mondé participe à plusieurs ventes aux enchères comme celles organisées par Art Curial, Digard ou Tajan, ainsi qu’a plusieurs expositions collectives  comme Mister Freeze en France ou « Graff Me Lebanon » à Beyrouth, « Neo Muralis » à Tel Aviv et Grymt à la Galerie Konstart de Stockholm. Il est représenté aujourd’hui par la Galerie Loft du 34 à Paris, Id Room à Genève et All Over à Toulouse.

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NASTY

Nasty est une figure emblématique du graffiti parisien depuis 1988. Il s‘est distingué en recouvrant les rames de métro de fresques colorées jusqu’au milieu des années 90. Par la suite, son passage en galerie a suscité beaucoup d’enthousiasme grâce aux supports uniques et inédits qu’il utilise : les plaques emaillées et les plans de la RATP ou encore la céramique qui recouvre les couloirs du métro. De nombreuses galeries et institutions ont mis son travail en avant comme la Galerie Magda Danisz, La galerie Hélène Bailly, le Grand Palais ou le Musée en Herbe. Son parcours depuis ses débuts a été retracé dans un livre edité aux éditions Alternatives: «Nasty & Slice, Artistes en cavale», et la chaine Arte lui a même consacré un reportage de 26 minutes dans « l’Art et la Manière » en 2009.

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POLAR

Né en 1987, Polar vit et travaille à Montpellier. Plus tôt, des années 2000 à 2010, il rythmait encore sa vie par les sorties graffiti et les études. Parti d’un travail classique de la lettre, Polar cède pourtant progressivement du terrain à des choses nettement plus figuratives, d’un style très naïf, en 2012. Il diffuse alors sur les murs le concept de Bojos, ces personnages identifiables de par leurs grandes enjambées, aux allures un peu mollassonnes sous l’effet du soleil montpelliérain. Enivré d’énergie, motivé par les interactions avec les riverains que ses personnages suscitent, l’artiste cultive l’art des facéties et le goût des couleurs, toujours explosives. Pour autant, il aspire à tutoyer d’autres moyens de laisser libre court à son imagination, et étend peu à peu ses formes vers davantage d’abstraction.

En plantant cette nouvelle graine à sa carrière, Polar entame un cycle qu’il arrose de solides références comme Julio, LeParc, de rencontres fortuites mais surtout de voyages, toujours plus loin et surtout, toujours plus longs. Aujourd’hui les lettres quasi-inexistantes révèlent des compositions poétiques et sensibles, quand l’illustratif disparaît au profit de formes géométriques épurées. Partisan de la subtilité, il recompose les souvenirs de ses voyage en accordant une large place à la Nature et aux différentes végétations qu’il a pu observer ci-et-là.Loin d’être morte, sa nature à lui diffuse des ondes d’une rondeur parfaite, des nappes visuelles au psychédélisme contemporain. Dans une maîtrise entière des couleurs et des dégradés, ces oeuvres nous chuchotent des brins de vie, parfois très personnels, presque spirituels. Le voici donc jeune héritier d’une peinture de paysage, ce genre artistique reconnu tardivement

et non sans labeur dans l’histoire de l’art, qu’il renouvelle ici en s’affranchissant de repères spatio-temporels, de toute gravité terrestre ou bien de réalité normée. Reçu intérieurement comme un émerveillement esthétique, de ces voyage Polar invente son propre langage visuel, jusqu’à reconsidérer sa position de peintre dans l’espace urbain. Au delà de sa puissance narrative, Polar perçoit en effet la peinture comme vecteur de cohésion et d’échange social, tel un point de rencontres entre différentes cultures, différentes personnes, entre locaux et passagers.

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PRIMAL

Primal développe des scènes semblant s’échapper de toute réalité. Des personnages songeurs, sortes de chimères du passé, représentant nos divers état d’âmes. Primal utilise un langage mélancolique du passé pour évoquer nos émotions et notre réalité contemporaine. Des regards songeurs, révélés par un travail de couleurs en perpétuelle évolution. Il aime nous confronter à nos propres démons tels que la peur de l’inconnu, la complexité de nos relations humaines, une profonde curiosité pour ce qu’inspire en apparence l’être humain et les tourments plus enfouis qui l’entourent.

Fondateur du collectif Atelier Triptyque, Primal est actif depuis 2014 sur la scène Montpelliéraine et aujourd’hui installé à Paris. Il explore son univers initialement en atelier puis instinctivement sur mur. Entre peinture sur toile, sculpture sur bois et muralisme, il développe son univers depuis toutes ces années en France et à l’étranger (Serbie, Mexique, USA, Espagne, Georgie…).

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ROCCO AND HIS BROTHERS

Né dans les années 1980, Rocco et ses frères font partie de la scène graffiti berlinoise depuis l’an 2000.

La création autonome d’art et l’annexion de l’espace se sont développées en campagnes d’art socio-politiques et en œuvres satiriques dans la sphère publique.

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SHERIO

Né en 1980, Sherio vit et travaille à Toulouse. Son oeuvre s’axe autour d’un point focal universel : la femme.

Sublimé dans ce qu’il a de plus authentique – le nu – le corps est déstructuré, décomposé avant d’être reconstruit selon une vision unique et précise. Les contours sont suggérés, les formes devinées. L’ensemble se parant de suffisamment de mystère pour que chaque oeuvre résonne de manière intime chez le spectateur.

Du graffiti, il tire son goût pour les couleurs et pour la ligne, ses compositions et cadrages lui venant de la photographie. Le but avoué étant d’atteindre l’équilibre autant que de provoquer l’heureux accident.

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SIKE

Sike est né à Saïgon en 1975 et graffe depuis 1990. La fuite de son pays natal et ses premières années en France sont pour lui autant de violences qui confèrent encore aujourd’hui toute l’intensité de son travail artistique. Le graffiti est alors un refuge, une fuite face à ses difficultés personnelles. Il part au Canada où il est considéré comme l’un des pionniers du graffiti.

Sike parcourt ensuite l’Europe, toujours avec la volonté de se confronter à ses limites, allant à la rencontre de ses pairs, mais toujours en marge de la société. Sike est un véritable acharné du «tag», des lettres. C’est pour lui, en inscrivant un nom qu’il s’est choisi, prendre le «contrôle de la ville»,  prendre le contrôle de sa vie.

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SOONE

Graffiti-artiste, originaire de Toulouse, Soone trace dès l’adolescence son itinéraire une bombe à la main… En 1995, à la recherche d’un nouveau support de communication, il crée ses premiers tee-shirts sous la marque « Bullrot », le succès est immédiat. Opposé à la routine, il quitte du jour au lendemain la France pour découvrir la Chine. Dix ans plus tard, l’aventure continue.

Il s’installe en 2005 à Shenzhen et fonde « S2one Ltd », s’entourant d’une équipe internationale. Grâce à cet atelier-laboratoire, il acquiert une expérience polyvalente lui permettant de mettre en forme son imagination. Soone s’exprime dans le design, le graffiti et la mode pour ses propres marques ainsi que pour des sociétés faisant appel à son oeil et à sa griffe pour leur image. Sa volonté d’affirmer ses engagements donne lieu à des objets divers et variés, du design de meubles aux accessoires de fameuses marques…

Son travail fait de lui un créateur libre, sans contraintes, ni frontières, laissant au public le soin de découvrir et de partager son monde. Depuis trente ans, Soone fige et idéalise les mouvements. C’est pourquoi, aujourd’hui, il expose ses oeuvres en s’investissant dans des techniques de fabrication alliées à un design surprenant.

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STOHEAD

Stohead vit et travaille à Berlin. Il est considéré comme un cofondateur de la direction connue sous le nom de Calligraffiti dans l’art urbain. Il est connu pour ses images écrites sur des façades et des toiles. Avec des outils qu’il construit souvent lui-même, celles-ci sont appliquées sur la surface de manière chorégraphique.

Stohead travaille en atelier pour sa galerie et dans l’espace public pour le plus grand nombre. Il est représenté par plusieurs galeries en Allemagne, en France, en Italie et en Suisse et ses œuvres sont régulièrement présentées dans des expositions individuelles et collectives.

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SWED

Swed se définit comme un « portraitiste urbain», il s’inspire et se nourrit en effet des émotions des différentes personnes qu’il rencontre au hasard de ses pérégrinations. Son regard se crée par le biais d’une rencontre, d’une photographie, d’un échange, d’une recherche et d’une compréhension de la personne qu’il peint. Swed est un autodidacte faisant partie de la génération d’artistes qui souhaitent s’exprimer à travers la peinture murale. Il nous fait découvrir les regards, les émotions et les histoires de ses visages si uniques.

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TRAOE

Né en 1981 à Bayonne, Taroe découvre l’univers du graffiti en 1995. Autodidacte et passionné, il fait ses armes sur des murs d’usines, terrains vagues et wagons de train qui jalonnent son chemin. Il découvre et se passionne alors pour la typographie, le design, la photographie, et développe différentes identités artistiques en parallèle de la peinture.

Il multiplie les performances et les collaborations (décors de films, campagnes publicitaires, logos, illustrations) en peinture comme en design.Fort de ces expériences, c’est naturellement qu’il se tourne dès 2006 vers un autre support, la toile, en développant son propre style pictural.

Souvent sur grand format, inspiré à ses débuts par des artistes tels que Richard Estes ou Paul Roberts, mais aussi par ses nombreux voyages, il retranscrit une ambiance de jungle urbaine que l’on peut croiser dans toutes les villes du monde. Ses toiles sont aujourd’hui cotées et visibles dans de nombreuses expositions personnelles ou collectives, en France comme à l’étranger.

Taroe évolue toujours avec plusieurs axes de création simultanément, c’est la raison pour laquelle ses oeuvres sont différentes sur mur et sur toile. Des vitraux désacralisés, en passant par les objets ou véhicules éclatés, ainsi que les visages abstraits aux formes colorées, il progresse et s’enrichit de cette diversité qui lui est propre, et qui lui permet de ne jamais se lasser.

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XKUZ

Fabien Mazé, plus connu sous le pseudonyme Xkuz, est un artiste né en 1985 dans la région Hauts-de-France. Issu de la culture Graffiti, il est artiste auteur d’oeuvres graphiques et plastiques indépendant depuis 2008.

Xkuz développe un langage visuel abstrait qui puise son essence dans l’alphabet : « l’abstraction typographique », son travail s’inscrit aujourd’hui dans une démarche post-graffiti. La maîtrise de la bombe de peinture et des techniques de peinture traditionnelle permettent à l’artiste de créer de véritables œuvres polymorphes. N’ayant aucune limite de format ni de support, il s’exprime sur de nombreuses façades, toiles ou encore véhicules au travers de festivals, parcours d’arts urbains, expositions et commandes publiques.

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